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[En construction]

La gare de Culoz entra en service le 20 juillet 1857 lors de l’ouverture de la section Ambérieu–Seyssel de la compagnie du Lyon–Genève. Le 2 septembre 1858, est inauguré à son tour la dernière portion (du pont sur le Rhône jusqu’à la gare de Culoz) de la ligne Chambéry–Culoz de la Compagnie Victor Emmanuel, la Savoie qui était alors rattachée au Piémont avait désormais une liaison ferroviaire avec la France qui nécessita la construction d’un viaduc métallique sur le Rhône peu avant Culoz ainsi que d’un grand bâtiment, alignant 25 portes, en milieu de gare, entre les voies « Genève » et « Savoie », faisant office de bureaux douaniers (c’est à dire la grande halle). 

La grande halle a été construite en 1858 par la Compagnie Victor-Emmanuel (l’une des grandes compagnies concessionnaires du royaume de Piémont-Sardaigne), pour servir de terminus à ses lignes sur la frontière franco-savoyarde. Il relève d’une architecture ferroviaire très originale, et l’on s’accorde généralement à dire qu’il est la seule illustration de ce style en France.

Sa construction et son utilisation ont fait l’objet d’une convention entre Napoléon III et Victor-Emanuel II signée le 23 novembre 1858 par le comte Alexandre Walewski, Ministre et Secrétaire d’Etat au Département des Affaires Etrangères et M. Salvator, Marquis de Villamarina, envoyé extraordinaire et Ministre plénipotentiaire. Cette convention a été ratifiée à Turin le 14 décembre 1858, par Cavour, Président du Conseil des Ministres.

Les bâtiments seront achevés en septembre 1859. Côté Genève, les voies 11 à 19 desservent la halle à marchandises équipée d’une grue de levage, un quai découvert et un magasin VB (Voies et Bâtiments) complété par un parc à matériaux. Un château d'eau de 105 m3, à l’architecture soignée (polygonale), permet l’alimentation des machines à vapeur.

Ces installations et les nombreuses voies de service conféraient à ce site l’importance d’une grande gare, qui plus est internationale.

Tous les services indispensables au bon fonctionnement d’une gare de bifurcation internationale avaient été prévus.

Un buffet accueillait les voyageurs en transit ou en correspondance : dès le début de l’exploitation, Culoz n’est plus qu’à 2 h 30 de Lyon (une heure aujourd’hui).

En 1860 la Savoie devient française et quelque temps plus tard (1867) la compagnie du PLM achète la ligne Culoz–Aix-les-Bains–Chambéry–Modane à la Compagnie du chemin de fer  Victor-Emmanuel. 

Quoique le bâtiment soit sain, il n’est plus entretenu par la SNCF, qui souhaite en obtenir la démolition par souci d’économie, et il fait l’objet d’un arrêté de mise en péril signé du maire de Culoz, qui ne cache pas son soutien à la SNCF dans cette affaire.

 

Bibliographie et sources

  •  L’Etoile ferroviaire d’Ambérieu de 1856 à nos jours, Gérard JOUD, CHIRAT, St-Just-la-Pendue, 2008. (pages 105 à 110)
  •  Patrimoine ferroviaire, Emmanuel Roux, Claudine Cartier, Georges Fessy,
     
  •  Article « Gare de Culoz » sur Wikipedia.


 

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Dernière modification : 23 octobre 2009